
Pourquoi la plupart des chauffages à infrarouges ne fonctionnent pas dans les poulaillers (et comment nous avons résolu ce problème pour le nôtre)
Soyons honnêtes : les poulaillers sont un véritable cauchemar pour les appareils électroniques. Il y a une humidité élevée, des vapeurs d’ammoniac qui détériorent le métal, et suffisamment de poussière pour enterrer une ville entière. Si l’on place une lampe à infrarouges ordinaire dans un poulailler, c’est généralement une question de temps avant qu’elle ne tombe en panne.
Nous en avions assez de voir cela se produire. Alors, nous avons conçu un chauffage étanche, spécifiquement destiné à cet environnement difficile. Nous avons mis l’accent sur deux problèmes principaux qui causent souvent la panne de ces appareils : l’infiltration d’eau et la corrosion du boîtier.
La lutte contre la buée et les éclaboussures
Lorsqu’on parle de “résistance à l’eau” dans un poulailler, on ne pense pas à des tempêtes. Il s’agit plutôt de la buée constante issue des abreuvoirs, ainsi que des éclaboussures qui surviennent à chaque nettoyage.
Si une seule goutte d’eau atteint les bornes électriques, cela provoque des arcs électriques. Et alors, l’appareil est fichu. Pour éviter cela, nous avons scellé hermétiquement le boîtier. Nous avons également remplacé le verre utilisé : les tubes en quartz standard sont fragiles ; si une goutte d’eau froide touche un tube très chaud, il peut se briser instantanément. Nous utilisons donc un verre traité qui peut résister à ce genre de choc thermique sans se briser.
L’ammoniac et le problème de la poussière
Il y a aussi l’air. Le gaz ammoniac est en fait une sorte d’acide pour les métaux bon marché. Si l’on utilise un réflecteur de mauvaise qualité, celui-ci sera corrodé en six mois. Nous avons donc opté pour des alliages résistants à la corrosion, afin que l’appareil puisse durer plus d’une saison.
Et la poussière ? Elle est partout. Elle s’accumule sur les lentilles et diminue l’efficacité du chauffage. Nous avons modifié la forme du chauffage pour faciliter l’élimination de la poussière. Mais il faudra quand même le nettoyer de temps en temps pour obtenir une performance optimale.
Le compromis nécessaire
Voici le problème : comme nous avons scellé hermétiquement tout le système pour empêcher l’entrée de l’humidité, ces appareils sont un peu plus lourds. Ils sont également difficiles à ouvrir. On ne peut pas simplement les ouvrir et changer une pièce en dix secondes, sans les bons outils.
Mais nous acceptons ce sacrifice. Nous préférons avoir un chauffage un peu plus difficile à entretenir, plutôt qu’un appareil qui doit être jeté à la poubelle chaque année.
Un dernier conseil : utilisez absolument des câbles résistants aux hautes températures. Si vous utilisez des fils bon marché qui ne sont pas adaptés aux chauffages à infrarouges, l’isolant va se dissoudre bien avant que le chauffage ne commence à fonctionner correctement.